Élections sénatoriales 2026

Le dimanche 27 septembre 2026, la moitié du Sénat sera renouvelé au suffrage universel indirect. 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger sont concernés par ce renouvellement.

Les sénateurs sont désignés au suffrage universel indirect par un collège d’environ 160 000 grands électeurs, composé principalement de maires et de délégués des conseils municipaux. Contrairement aux autres scrutins, le vote est obligatoire pour les grands électeurs et leurs suppléants.

Les dates clés

  • 1er mars 2026
    Début de la période de financement de la campagne électorale.
  • 5 juin 2026
    Élection par les conseils municipaux de leurs délégués et suppléants.
  • du 7 au 11 septembre 2026
    Dépôt des déclarations de candidatures en préfecture (ou en Polynésie Française et à Wallis-et-Futuna auprès des services du représentant de l’Etat).
  • 27 septembre 2026
    Élections sénatoriales.
  • 4 décembre 2026
    Date limite de dépôt des comptes de campagne auprès de la CNCCFP.
  • A partir d’avril 2027
    Publication des décisions de la CNCCFP et des comptes de campagne sur le site internet de la Commission.

Une élection au suffrage universel indirect

Les sénateurs sont élus dans chaque département ou collectivité ultra marine pour un mandat de six ans par un collège électoral de grands électeurs composé de :

  • des députés et sénateurs ;
  • des conseillers régionaux ;
  • des conseillers départementaux ;
  • des maires ;
  • des délégués des conseils municipaux, qui représentent près de 95 % du collège électoral.

En 2026, 63 départements ainsi que la circonscription des Français établis hors de France renouvellent au total 178 sièges de sénateurs.

Le mode de scrutin dépend du nombre de sièges à pourvoir dans chaque circonscription :

  • Scrutin majoritaire à deux tours lorsqu’un ou deux sièges sont à pourvoir ;
  • Scrutin proportionnel de liste à un tour lorsqu’au moins trois sièges sont à pourvoir.

En savoir plus sur l’organisation des élections sénatoriales :

Les obligations du candidat et les règles de financement

Les élections sénatoriales obéissent à des règles de financement spécifiques. En raison du nombre restreint d’électeurs composant le collège électoral, les dépenses de campagne sont moins élevées que pour d’autres élections.

La CNCCFP est chargée de contrôler le respect de ces règles. À ce titre, elle :

  • vérifie la désignation du mandataire financier ;
  • contrôle l’origine des financements de la campagne ;
  • vérifie le respect du plafond des dépenses électorales ;
  • approuve, réforme ou rejette les comptes ;
  • détermine, lorsque les conditions sont réunies, le montant du remboursement forfaitaire versé par l’État.

Les principales règles applicables sont notamment :

  • l’obligation de désigner un mandataire financier ;
  • l’interdiction des dons des personnes morales ;
  • le plafonnement des dons des personnes physiques ;
  • le respect du plafond des dépenses électorales.

La propagande officielle est prise en charge par l’Etat pour les candidats ayant obtenu plus de 5% des suffrages exprimés et ces dépenses ne doivent pas être inscrites dans le compte de campagne.

Le plafond des dépenses est fixé à 10 000 €, majoré d’un montant calculé selon la population du département :

  • 0,05 euro par habitant du département pour ceux élisant deux sénateurs ou moins ;
  • 0,02 euro par habitant pour ceux élisant trois sénateurs ou plus.

Les candidats ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent bénéficier d’un remboursement forfaitaire de l’État, sous réserve que leur compte de campagne soit approuvé.

Les sources de financement et de dépenses d'une campagne sénatoriale

Les campagnes sénatoriales présentent un profil de financement particulier. Ainsi, lors des élections sénatoriales de 2023 :

Les principales sources de financement se décomposaient de la manière suivante :

  • 47,6 % : apport personnel du candidat ;
  • 14,8 % : emprunts auprès d’un parti politique ;
  • 12,3 % : emprunts bancaires ;
  • 10,7 % : dons de personnes physiques ;
  • 2 % : emprunts auprès de personnes physiques ;
  • 12,6 % : autres ressources.

Les principaux postes de dépenses étaient les suivants :

  • 25,1 % : propagande imprimée ;
  • 17,9 % : frais postaux ;
  • 16,8 % : transports et déplacements ;
  • 10,2 % : frais de réception ;
  • 7,7 % : conseils en communication et sondages ;
  • 22,3 % : autres dépenses.

En moyenne, les candidats ayant obtenu au moins 5 % des suffrages ont engagé 14 554 € de dépenses lors des dernières élections sénatoriales de 2023, contre 3 958 € pour ceux n’ayant pas atteint ce seuil.

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