Rapport d’activité 2025
La Commission publie son rapport d’activité 2025, qui revient sur les profondes évolutions de la vie démocratique, dans lesquelles les enjeux liés au financement politique occupent une place centrale. Ceux-ci conditionnent l’égalité entre les candidats, la transparence de la vie publique et la confiance des citoyens dans le processus électoral.
Dans ce contexte, la mission de la CNCCFP demeure essentielle : assurer l’intégrité du financement de la vie politique et veiller à ce que le débat électoral demeure préservé de toute influence de l’argent.
Cette mission s’exerce dans un contexte de vigilance accrue. La transformation de l’espace public par les réseaux sociaux complexifie la régulation de la communication politique, tandis que les contestations institutionnelles et les risques d’ingérences extérieures appellent une exigence renforcée de contrôle et de protection du débat démocratique. Dans ce contexte, la CNCCFP a renforcé sa coopération avec d’autres institutions publiques telles que Viginum, Tracfin et l’Arcom.
« La raison d’être de la Commission est de protéger le processus électoral, et plus largement la vie politique, de l’influence de l’argent. Ces dernières années, les risques se sont fortement accrus avec l’irruption des réseaux sociaux dans la sphère publique, la remise en cause par certains acteurs politiques des institutions garantes de l’État de droit et les ingérences extérieures qui fragilisent notre démocratie. Dans ce contexte, la CNCCFP joue un rôle déterminant pour assurer la qualité du débat démocratique et la sincérité du processus électoral. »
Chiffres clés 2025
Ce qu’on en retient
2025 : Une année de transition pour la CNCCFP
L’année 2025 est une année de transition avec un nouveau collège, marquée par l’arrivée de sept nouveaux membres.
Après les scrutins de 2022 à 2024, la Commission s’est préparée en 2025 aux élections municipales de 2026, avec près de 5 000 comptes de campagne à contrôler. Elle a également engagé les premiers travaux préparatoires à l’élection présidentielle de 2027 et se prépare à l’éventualité d’élections législatives la même année.
Face à ce cycle électoral particulièrement dense, la Commission poursuit la modernisation de ses méthodes et de ses outils, tout en renforçant l’accompagnement des candidats et des partis politiques afin de répondre plus efficacement à leurs besoins.
L’essor des micro-partis : faire face à un paysage politique en mutation
En 2025, 747 partis politiques étaient soumis au contrôle de la Commission, soit une augmentation très significative par rapport aux années précédentes.
Cette évolution témoigne du dynamisme de la vie politique française et de la création régulière de nouveaux partis, notamment de petites structures et de micro-partis permettant de recueillir des dons et de financer l’activité politique et les campagnes électorales.
Elle reflète également une fragmentation croissante du paysage politique. Face à cette évolution, la Commission doit adapter son organisation et ses méthodes afin d’accompagner les acteurs politiques et de faire face à l’augmentation continue du nombre de partis soumis à son contrôle.
La CNCCFP se prépare aux échéances électorales
Afin d’accompagner les candidats et de renforcer l’efficacité de ses procédures, la Commission a engagé plusieurs chantiers structurants en vue des élections municipales de 2026 et de l’élection présidentielle de 2027.
Elle a notamment révisé le modèle de compte de campagne et publié un guide destiné aux candidats à l’élection présidentielle. Parallèlement, elle poursuit la transformation numérique de ses activités, avec pour priorité la dématérialisation de l’instruction des comptes de campagne.
Des avancées concrètes ont déjà été réalisées, notamment grâce à la mise en œuvre de la notification électronique des décisions. L’objectif est de disposer d’un dispositif pleinement opérationnel pour l’élection présidentielle de 2027.
